Ce qui vous empêche d'être heureux

Dernière mise à jour : 2 juil. 2021

Dans le cadre du festival d'articles de blogs des experts en développement personnel, organisé par le site "Penser et agir", voici ma contribution au thème proposé:

"Les principaux freins à l'épanouissement personnel."

"A la poursuite du bonheur", tel aurait pu être le titre, pas seulement d'un film avec Will Smith, mais de nos vies à tous.

"Etre heureux et épanoui"... n'est-il pas l'objectif ultime de toute vie humaine?

Mais combien peuvent lever le doigt à l'appel des hommes et des femmes accomplis et pleinement satisfaits de leur parcours ?


L'Histoire est pourtant jalonnée de grands penseurs et mentors chevronnés: Epicure, Zénon, Confucius, Bouddha, Jésus, Blaise Pascal, Neville Goddard, Florence Scovel Shinn, Emile Coué, Napoleon Hill ou encore Louise Haye, qui nous ont laissé en héritage leurs réflexions, leurs idées et leurs conseils. Leurs témoignages et analyses restent de précieux outils de développement personnel pour la postérité.


Ajoutons à cela les progrès en sciences humaines, en anatomie, physiologie, en neurosciences ou en psychologie, et nous avons aujourd'hui, au début du 3ème millénaire, des informations encore plus précises sur l'art d'être heureux.


De plus, avec l'expansion et la démocratisation des media, ces informations sont disponibles pour tous. Internet regorge de méthodes, de techniques et de thérapies toutes plus efficaces les unes que les autres, et pourtant, cela ne suffit toujours pas.


Combien de personnes heureuses et épanouies connaissez-vous dans votre entourage?


Qu'est-ce qui nous empêche encore de nous accomplir pleinement? Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux? Quels sont les freins à notre épanouissement personnel?


1- LE PESSIMISME GéNéRALISé


Première évidence: si l'on n'est pas pleinement épanoui, c'est parce que l'on ne croit pas que c'est possible.


Jusqu'à il y a encore quelques décennies,- avant l'avènement des coaches en développement personnel, que j'aime appeler les "derniers gardiens du bon sens et de la science du bien-être", - être heureux et épanoui relevait de l'utopie.

C'était un idéal inatteignable, sauf par des Saints ou une élite héroïque!


Force est de constater qu'une sorte de pessimisme transgénérationnel s'est transmis systématiquement et massivement à travers les siècles. Que nous le voulions ou pas, une mémoire de souffrances, de désespoir et de peurs nous est parvenue via l'ADN , comme l'atteste la génétique moderne. La psycho-généalogie permet également de mettre clairement en valeur cette vérité.

En 2008, les études en double aveugle de la psychologue Sonja Lyubomirsky établissent que si les circonstances aléatoires impactent notre bonheur à 10%, l'hérédité influence à 50% notre capacité à être heureux! Un travail sur soi en rapport avec les mémoires traumatiques de nos ascendants est donc indispensable si l'on veut espérer éliminer nos blocages et nous accomplir librement.


Analysons-nous sommairement: n'avons-nous pas une étonnante, voire inquiétante facilité à partager nos misères, nos croyances et idées négatives avec notre entourage, notre famille, nos amis, nos collègues, nos followers…? Il n'y a rien de mal à cela, sauf quand cela devient une habitude frisant le rituel.


N'avons-nous pas une propension à nous décourager, nous rabaisser, nous angoisser, nous attrister, nous mettre en colère ou douter de nos capacités à la moindre occasion?

En réalité, ces émotions et attitudes récurrentes sont inconscientes et incontrôlables tant que l'on ignore qu'on peut les transcender.


Je ne sais pas pour vous, mais aujourd'hui encore, dire, par exemple, que vous êtes heureux en ménage, vous exclut de la masse, car vous êtes généralement une exception qui dérange. J'en ai fait les frais. Au bout d'un certain temps, j'en étais réduite à ne pas parler de mon bonheur conjugal, de ma réussite professionnelle ou de mes relations sans vague avec mes 4 enfants, car le peu de personnes qui étaient au courant étaient soient jalouses, soit aigries, soit dubitatives que cela soit possible.


Si vous voulez vous épanouir librement, vous devez d'abord croire que c'est possible! Vous devez faire preuve d'audace, aller à contre courant du fatalisme et de la résignation ambiantes, défier les croyances limitantes acquises, faire fi de vos conditions de vie défavorables et oser rêver que vous méritez le meilleur! C'est ce que j'ai fait, sans en démordre, et j'ai réussi!

Vous trouverez quelques exemples inspirants de célébrités qui ont cru en leurs rêves sur le site partenaire "Penser et Agir".


Gravez sur le marbre ou sur votre conscience cette citation:

"L'inexistant dans ma vie est ce que je n'ai pas suffisamment désiré!"

Vous voulez vous épanouir dans tous les domaines de votre vie? Commencez par nourrir quotidiennement et avec un indéfectible optimisme, la certitude que vous voulez et pouvez être heureux! Ce doit être votre objectif numéro 1!


Une fois cette ferme décision prise, il vous faudra surmonter un autre obstacle.


2- LA PEUR DU REGARD DES AUTRES



La vie en société est une arme à double tranchant. Au contact des autres, nous pouvons bénéficier de soutiens divers, trouver notre place dans un groupe, nouer des liens amicaux, développer et exploiter nos talents, servir la communauté, être utile à l'ensemble, partager et transmettre nos expériences …


Mais autant nous voulons nous distinguer et exceller dans l'expression de notre individualité, autant nous avons besoin d'être validé par notre entourage.

Aussi, il peut arriver que nous choisissions de renoncer à un trait de caractère particulier, à un choix de vie jugé "marginal" ou d'avant-garde, pour rester dans le conformisme et plaire à ceux qui nous sont chers.

Or, sauf si vous êtes un dangereux criminel, c'est un sacrifice généralement inutile et dommageable pour tous.


J'étais enseignante au lycée quand j'ai décidé de laisser une belle carrière pour me consacrer exclusivement à mes enfants. J'avais toujours un pincement au cœur en déposant mon fils chez sa grand-mère chaque matin avant d'aller travailler. Je trouvais déjà anormal à l'époque que quelqu'un d'autre que moi le voie grandir et s'épanouir tandis que je m'occupais à instruire les enfants des autres. A la maison je passais le reste de mon temps à préparer les cours ou corriger les devoirs.

J'ai eu un premier déclic quand, du haut de ses 2ans et demi, il m'a "dérangée" pour avoir un câlin et que je l'ai chassé de mon bureau parce que j'étais sous pression, ayant une énième "tâche urgente" et impérative pour le lendemain. Quand j'ai pris conscience de la cruauté de cette attitude, qui n'avait rien de maternel, j'ai d'abord été choquée, puis j'ai fondu en larmes et pris mon fils dans mes bras, pour réparer le mal que je venais de causer. Je me souviens encore de la terreur dans ses yeux, de son incompréhension, son innocence, sa tristesse infinie et muette. J'avais le sentiment de devenir un monstre en me laissant absorber par un travail que pourtant j'adorais. Je me suis jurée ce jour-là de toujours prioriser mon enfant.

Quelques mois plus tard, à la naissance de ma fille, j'ai dit stop! Définitivement.

En pesant dans la balance mon désir de continuer à travailler et celui de bâtir des relations de qualité avec mes enfants, la conclusion fut sans appel: le salaire, la reconnaissance de mes pairs, les très bonnes relations avec mes élèves, étaient importants, mais j'en avais déjà fait le tour. Alors que je ne m'étais pas encore pleinement accomplie en tant que mère à l'égard de mes enfants.


Quand j'ai décidé de prendre 3 ans de congé parental, mes collègues m'en ont dissuadé (" Tes revenus vont diminuer! Il faut bien payer tes traites, ton loyer !"), ma mère criait à la honte que cela lui causerait vis-à-vis de ses proches, mais c'était MON choix, MA décision, et je ne l'ai jamais regretté.


Aujourd'hui mes 4 enfants sont les enfants les plus heureux du monde et font toute ma fierté.

En suivant mon cœur, sans la crainte du lendemain, je n'ai eu que de nombreuses bénédictions et autres belles surprises que je n'aurais jamais soupçonnées.


Je pourrais vous évoquer également le choix que j'ai fait de me marier avec leur père, un homme de 18 ans mon aîné, divorcé et de très mauvaise réputation. Une relation qui n'avait aucune chance de durer ou de réussir, selon notre entourage, qui bien-sûr, ne souhaitait notre séparation que pour notre bien. 26 ans plus tard, nous avons fermé le caquet de nos détracteurs, qui à présent nous admirent, nous respectent et nous envient.


Les yeux et le regard des autres leur appartiennent et relèvent de leur responsabilité, pas de la mienne. Alors si ce que je fais les dérange, ils n'ont qu'à tourner la tête … ou grandir un peu et accepter que mes préférences diffèrent des leurs. Mais jamais je ne changerai pour faire plaisir à quiconque d'autre que moi.


A force de considérer l'égoïsme sous ses mauvais angles, nous avons tendance à oublier de nous prioriser dans la vie, de prendre soin de nous, de nos besoins profonds et de nos rêves. Or, c'est la meilleure façon de ne jamais nous épanouir.


De toute façon, quoi que vous fassiez, dites-vous bien que jamais vous ne plairez à tout le monde. Il y aura toujours quelqu'un pour vous tirer vers le bas, se moquer de vous, ou vous dénigrer pour que vous abandonniez. L'essentiel est que quand VOUS vous regardez dans une glace, vous soyez fier de vous parce que vous avez eu le courage d'être honnête avec vous-même.


Cependant, il est vrai que s'affirmer fermement n'est pas chose aisée pour tout le monde. J'avoue que j'ai plutôt une très forte personnalité. Mais quid de ceux qui sont plus doux de caractère et qui ont du mal à s'affirmer? Peut-être doivent-ils réajuster le point suivant.


3- L'IMAGE DE SOI ET LA CONSCIENCE DE SA VALEUR



D'une bonne image de soi découle l'estime et la confiance en soi. Or, rappelons-le, nous vivons dans un monde majoritairement pessimiste et négatif.


Si vous avez eu la chance d'avoir un entourage bienveillant qui vous a toujours encouragé et aimé quoi que vous fassiez, malgré vos erreurs, alors vous avez certainement une vision plutôt positive de vous-même et vous n'avez pas peur de faire des choix hardis car vous avez confiance en vous … parce que de belles âmes ont eu confiance en vous d'abord. Félicitations, cher oiseau rare !


Pour les autres, il vous faudra reconsidérer les expériences négatives passées et admettre qu'au-delà de votre sensibilité, vous avez une patience et une capacité de résistance plus grandes que vous le pensez. Apprenez à vous faire des compliments pour cela, oui, félicitez-vous de cette force intérieure, car personne ne le fera à votre place. Vous devez apprendre à reprendre votre pouvoir en commençant par vous valoriser davantage.

Même si c'est en passant par la tristesse, la colère ou la déception, vous êtes allés de l'avant et vous êtes encore là, debout ou à genoux, mais toujours là, et ça, c'est admirable. En réalité vous êtes incassable.


De plus, l'image que vous avez de vous-même doit être taillée sur-mesure. Vous serez toujours unique. Alors évitez de vous comparer à quelqu'un d'autre, sauf si c'est pour en tirer une inspiration ou une motivation pour atteindre un de vos objectifs.


Ravivez au maximum vos meilleurs souvenirs, vous en avez forcément, en les compilant dans un carnet de gratitude. Oui, vous êtes intéressant, et oui, vous savez croquer la vie. Notez-en les preuves! Souvenez-vous de vos vacances, vos jeux d'enfant, vos drôles de bêtises, les anecdotes amusantes dont vous avez été témoin… ! Ils vous rappelleront que vous avez le droit d'être heureux et vous aideront à vous focaliser sur ce que vous choisissez d'amplifier dorénavant dans votre vie.

En cultivant un regard bienveillant et indulgent sur vous-même, vous ne tarderez pas à gagner en estime personnelle et à passer de la honte à la fierté.


Pensez également à comprendre et à pardonner tous ceux qui vous ont fait du tort, car en définitive vous leur avez survécu! Vous accabler mutuellement ne servirait à rien à part ressasser des douleurs inutiles. N'est-ce pas?


Quitte à vous victimiser, victimisez tout le monde, car c'est une réalité: comme vous, ils ont assurément leurs tares héréditaires et leurs blessures internes. Les travaux de Lise Bourbeau sur les 5 blessures communes à l'humanité rappellent que par défaut, il n'y a que des êtres souffrants qui tentent de survivre comme ils peuvent.


Or, oublier la rancune relève de votre seule volonté: il ne tient qu'à vous de dire stop et de passer à autre chose.

Il ne tient qu'à vous de prendre votre vie en main.


Vous vous souvenez des travaux de Sonja Lyubomirsky citée plus haut? Ils prouvent que notre bonheur est sous le contrôle de notre volonté à 40%!

Prendre des décisions et agir en conséquence a de sérieux impact sur notre chemin de vie.


Mais pourquoi et comment procéder pour concrétiser nos vies rêvées?


4- GERER LA PEUR DE L'ECHEC


La peur d'échouer dans une entreprise est un très gros frein à nos aspirations d'accomplissement personnel. Peut-être est-ce dû à notre éducation généralement sévère, basée sur la récompense en cas de réussite et la sanction en cas d'échec.


Mais savoir qu'il n'y rien de plus naturel au monde que d'échouer nous aidera à dédramatiser les revers inévitables à venir.

Imaginez-vous une vie de perfection, où vous ne faites jamais d'erreurs: à la moindre petite contrariété, vous seriez complètement déboussolé, au bord de la crise de nerf ou carrément mort … de honte ou de frustration. Imaginez la blessure infligée à votre ego! Il y a fort à parier que vous ne vous en remettriez jamais.


Souvenez-vous de tout ce que vos erreurs vous on enseigné, dans l'immense majorité des cas: l'humilité, la sagesse et comment vous corriger. Elles vous informent que vous êtes presque sur la bonne voie, qu'il y a encore des réglages à faire, et que pour le moment, vous gagnez en connaissances, en anecdotes, en expertise.


Personne, fût-il empereur, n'est sorti du ventre de sa mère en parlant et en marchant. Nous sommes tous passés par la case des chutes à répétition et des babillages incompréhensibles. Quand vous vous sentirez l'âme d'un tocard, d'un loser, souvenez-vous de cela: nous le sommes tous à la base. En apparence, en tout cas, car en réalité, vous avez bien compris qu'il faut en toute chose une phase d'apprentissage et d'ajustement.

Certaines choses se font naturellement, d'autres moins facilement, tout dépend des spécificités de chaque personne. Et chacun a des points faibles et des points forts. Oubliez donc les comparaisons humiliantes.

En définitive, échouer nous permet d'expérimenter un domaine à notre rythme, d'affiner nos choix, de nous remettre en question en abandonnant une affaire qui ne nous convient pas ou au contraire en persévérant sur une voie qui nous tient à cœur.


L'échec ne doit donc plus être diabolisé ou craint, mais compris et respecté, car il fait partie de l'aventure de la vie.


Maintenant que nous lui avons rendu son titre de noblesse, passons à l'étape suivante.


5- TRANSCENDER LES OBSTACLES


"La faim fait sortir le loup du bois", dit le proverbe. Et en effet, il n'y a rien de tel que le sentiment d'urgence pour nous pousser à l'action et à la réussite d'un objectif. D'une façon générale, nous fixer un délai très court pour réaliser une tâche nous oblige à passer à l'action. Quand on est acculé, qu'on n'a plus le choix, qu'on en est arrivé à une question de vie ou de mort, le plus souvent on se découvre des ressources insoupçonnées. Si l'on vivait chacune de nos journées comme si c'était la dernière, on atteindrait rapidement les objectifs qui nous tiennent le plus à cœur.


L'excellent film "30 jours max", de Tarek Boudali illustre bien ce qui se produit quand on décide enfin de vivre pleinement chaque jour qui nous est offert. Aux oubliettes nos inhibitions, nos limites, notre procrastination.


Quand c'est l'heure de vivre, c'est l'heure d'agir. Car en vérité, l'action est le propre de tout Homme digne de ce nom. Se laisser aller, se complaire dans l'immobilisme, c'est mourir à petit feu. Or nous avons une tendance naturelle et prononcée à nous vautrer dans notre zone de confort.


Pourtant, selon le psychologue Mihály Csíkszentmihályi, auteur du livre "Le flow": "Les meilleurs moments de nos vies ne sont pas les moments passifs, réceptifs, de relaxation. Ce sont généralement les moments où le corps ou l'esprit d'une personne sont étirés, étendus à leurs limites, dans un effort volontaire, pour accomplir quelque chose de difficile et de gratifiant."

Par conséquent, les efforts mentaux sont indispensables mais ne sont que préalables aux efforts physiques. Ne serait-il pas ridicule de vouloir ardemment boire de l'eau et de rester couché en attendant que le robinet remplisse le verre? Ou d'observer la bouteille d'eau en espérant qu'elle se dévisse d'elle-même? Il est tout aussi ridicule d'espérer que nos rêves se réalisent sans faire notre part d'actions.


La coach américaine Mel Robbins donne une technique qui a fait ses preuves contre la procrastination: la technique des 5 secondes, où il s'agit de se challenger, en prenant une décision puis de se donner 5 secondes, comptées à rebours, pour l'accomplir. Par exemple, vous souhaitez aborder cette fille/ ce garçon, ce partenaire professionnel potentiel, mais vous n'osez pas. Challengez-vous en vous disant: à 0 j'y vais: 5, 4, 3, 2, 1, 0, et go! Si vous avez tendance à procrastiner, imposez-vous cette urgence et voyez par vous-même comment cela fonctionne. C'est une méthode qui a fait ses preuves avec mes enfants, quand ils ont du mal à se tirer du lit ou à faire toute autre chose qu'ils n'affectionnent pas trop. Annoncez à haute voix le défi (l'action à faire), le moment où vous allez le faire (à O), comptez 5 secondes à rebours et voyez ce qui se passe!


Pour ma part, j'applique depuis 15 ans le carpe diem antique, en savourant chaque minute qui m'est offerte, et en profitant chaque jour des opportunités qui me tendent les bras. Parfois ça casse, très très souvent ça passe, mais au final, je suis riche de belles expériences et de pleines satisfactions.

En réalité, on n'est jamais vraiment accompli, l'accomplissement de soi est un chemin sans fin de croissance, l'essentiel c'est de toujours avancer dans la direction qui nous exalte.


Alors, quelle heure est-il pour toi? L'heure de rêver? De te fixer un objectif clair? De relever un défi? De surmonter un échec? De pardonner? D'aller de l'avant? De te relaxer pour mieux repartir?

Quel que soit ton choix et ta position, je te souhaite bonne réussite dans ton exploration!

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